Le blog du meilleur de la culture, par Trois Couleurs
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Technologie

[Jeu vidéo] Super mario Galaxy 2

Le 27/07/2010

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MOTEUR!


Nintendo joue les Saint-Exupéry en mettant à nouveau son petit prince moustachu en orbite. Cette comète ludique décrit une ellipse parfaite autour d’un gameplay sans gravité. Allô Houston? On n’a aucun problème.
_Par Étienne Rouillon

Vous avez déjà joué à Super Mario Galaxy 2. Si, si, posez les mains sur les commandes de la console et vous voilà cosmonaute d’instinct, gradé comme y faut, prêt à avaler les miles interstellaires. C’est que ce second volet suit la même révolution que le premier corps céleste, qui avait l’art de vous faire atterrir sur des univers jamais exploités dans l’amusement vidéo, tout en mobilisant une jouabilité aussi intuitive que la brasse coulée chez le nouveau-né. SMG est à SMG 2 ce qu’une blague carambar est à un film de Judd Apatow, une naine blanche précédant la supernova. Bien assis au milieu de sa lune, Mario va croissant. Exit les antiques tuyaux? Les sauts pieds joints dans la 2D? La collecte de piécettes en grippe-sou? Non pas. Jeu-somme, SMG 2 est astronomique par le fond comme par la forme. Comme d’hab, depuis le règne des cristaux liquides sur GameBoy, la princesse Peach est prise dans la poche d’un ravisseur ravi par ses blonds pixels, le piquant Bowser. Et le plombier italien de se retrouver le tuyau dans l’eau, seul au royaume des champignons. trip hallucinogène, une course poursuite s’engage aux quatre coins de l’espace. Mario passe de galaxies en planètes, parfois grandes comme une montgolfière. Autant de prétextes pour revisiter les classiques de la franchise et redessiner l’architecture du jeu de plateforme. Le titre est aussi fendard pour les développeurs que pour les gamers, tant les seconds sont sidérés par l’inventivité des premiers. Chaque planète visitée est l’occasion de découvrir une nouvelle manière de jouer.
On visite le cœur tendre des astéroïdes à coup de foreuse, court à dos de Yoshi dopé aux piments ou gonflé d’eau pour un effet baudruche ascensionnelle, patine sur des immensités glacées. Les traditionnelles transformations en abeille butineuse ou lanceur de feu perdurent aux côtés d’inédits enjôleurs : le Mario-cumulonimbus qui génère des nuages sous ses pieds, ou le plombierrocher qui se met en boule fracassante. Mais dans cette quête stellaire, c’est le système même des niveaux qui nous mène en apesanteur : 2D nostalgique par intermittence, planchers éphémères, gravité capricieuse, billard cosmique… Plus ardu que son prédécesseur, SMG 2 reste accessible au néophyte via des aides à la progression. Une cosmogonie toujours en extension qui verse astucieusement dans l’intertextualité et l’autoréférence. La star de Nintendo décroche les étoiles en nous promettant la lune. Promesse tenue.

Genre : Plates-formes // Éditeur : Nintendo // Plate-forme : Wii

Culture

[Musique] Bertrand Belin

Le 27/07/2010

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GRAVITÉ LÉGÈRE


Styliste funambule de la chanson française, Bertrand Belin trouve avec Hypernuit l’équilibre parfait entre gravité et légèreté, mélodie et poésie, dénuement et arrangement, et sur un fil éveille et réconcilie. Hyperbeau.
_Par Wilfried Paris

Champion d’une «autre chanson française», communauté idéale de singularités lettrées (Barbara Carlotti), folk (JP Nataf), fantasques (Albin de la Simone), duales (Arlt) ou franchement bien (Les Disques Bien : Flop, tante Hortense, French), Bertrand Belin creuse son sillon sur un troisième album limpide, ressassant en guitares claires et gravité concise ses obsessions villageoises et rêves de foyer, encore un peu cow-boy solitaire sous le soleil exactement, mais plus pour longtemps, cette Hypernuit méritant la compagnie d’un large public, qu’on lui promet.
Après un album éponyme et La Perdue, qui l’intronisaient fils elliptique de Bashung, mouillant les cordes sèches de cordes brillantes et de vents lointains (Ravel, Debussy, Mendelssohn) autant que de poésie livresque (Michaux, Roussel, Jaccottet), Belin ici délaisse un peu ses classiques au profit d’une «recherche de classicisme», c’est-à-dire une épure formelle «qui parle moins, mais dit plus » et fait la part belle aux chansons, aussi dénudées et solaires que le souvenir d’une jeune fille se baignant dans un étang, et pourtant porteuses d’interrogations profondes, existentielles : «Quand je chante "On ne laisse pas l’homme attendre sous le soleil", il ne faut pas y voir autre chose qu’une attente générale : on ne peut pas se contenter d’être grillé par le soleil en attendant de trépasser. Je distribue cette obsession en histoires avec des personnages, qui sont des avatars décharnés, sortes d’ectoplasmes de moi-même:celui qui part, celui qui revient, celui qui arrive à une frontière, celui qui se trouve sous le soleil et se demande s’il est le bienvenu…» Remontant vers les eaux de source d’une enfance que l’on devine amère mais ici transfigurée, Belin, accompagné d’un ballet de balais (Tatiana Mladenovitch à la batterie) et de ponctuations graves (Thibault Frisoni à la basse), touche et remue, en magnifiant discrètement ces petites flammes qu’entoure une obscurité profonde et grandissante. « Finalement, la phrase qui résume le mieux et très sincèrement ce disque, c’est "Je voudrais vivre plus longtemps pour être encore avec toi". »
Sans naïveté, tout en ellipses, l’hypertexte d’Hypernuit éclaire et éveille, et ramène au foyer les enfants prodigues, leur pardonnant plutôt que les jugeant, faisant œuvre de bienveillance. Accueillant autant qu’exigeant, ce disque sort quand les jours raccourcissent et pourra éclairer votre maison quand la nuit sera tombée. Et il ne s’agit pas que de musique.

Cinéma

[Cinéma] Les sorties de la semaine

Le 27/07/2010

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L’ÂGE DE RAISON de Yann Samuell


Le jour de son septième anniversaire, Marguerite écrit une lettre à sa future «elle» pour lui rappeler les promesses qu’elle s’est faites à l’âge de raison. Après Jeux d’enfants, Yann Samuell revient avec une comédie romantique pleine de fraîcheur.



MILLÉNIUM 3 – LA REINE DANS LE PALAIS DES COURANTS D’AIR de Daniel Alfredson

La jeune hackeuse Lisbeth Salander prépare son procès, immobilisée dans une chambre d’hôpital après avoir frôlé la mort en affrontant son père… Le dernier épisode de la trilogie culte du Suédois Stieg Larsson est un thriller dépouillé et glacial.



DESIERTO ADENTRO de Rodrigo Plá

En pleine révolution mexicaine, Elías commet une faute impardonnable. Pour expier ses péchés, il va dédier sa vie à la construction d’une église en plein désert. Un film poignant sur la paternité, la foi et la folie.

Toutes les séances des films de la semaine.

Cinéma

[Cinéma] La bande-annonce de la semaine

Le 27/07/2010

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LE DERNIER MAÎTRE DE L’AIR


Le dernier maître du thriller surnaturel (Sixième sens, Signes) ne manque pas d’air en s’essayant à la saga onirique pour enfants, avec cette adaptation d’une série animée à succès. Inégal, ce premier épisode en 3D séduit par ses audaces picturales.


Voir la bande-annonce du film.

Un film de M. Night Shyamalan // Avec Noah Ringer, Jackson Rathbone… // Paramount, États-Unis, 1h43

Toutes les séances du film



Cinéma

[Cinéma] Night & Day

Le 27/07/2010

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CHIEN ET LOUP

Une poissarde de l’amour, un homme aussi mystérieux que séduisant, une romance rigolote au milieu d’une course-poursuite effrénée entre agents secrets… Où nous mènent les grosses ficelles de Night and Day : à l’ennui ou à l’extasy?
_Par Donald James (la question) et Jacky Goldberg (la réponse)


LA QUESTION
Cameron Diaz aux côtés de Tom Cruise : à quoi jouent ces acteurs stars, têtes d’affiche des films les plus bankable des années 1990? À une comédie sentimentale, mais une comédie sans personnages. Un film d’espionnage, mais tellement balisé que le réalisateur lui-même finit par endormir les scènes d’action. Super-agents et super-amants, nouveaux Mr. and Mrs. Smith, guimauve sucrée, cinéma sentimental avec effets spéciaux, presque rien de surprenant mais au final, un malaise. Night and Day ranime le rêve américain du couple, du pavillon et du chien qui aboie dans le jardin avant de glisser vers le stoner movie. Toujours beaux et jeunes en maillot de bain, Cruise et Diaz se droguent, se piquent et esquivent étrangement les scènes d’action. Un film d’espionnage estival de plus ou une porte ouverte vers un nouveau monde?

LA RÉPONSE
Night and Day n’est pas un film de James Mangold. C’est un film de Tom Cruise. Peu importe, dès lors, que son scénario soit un peu bâclé, ses rebondissements attendus, sa mise en scène aplatie (mais efficace, au demeurant) : ce n’est pas eux qu’on vient voir. Ce qu’on vient voir, ou plutôt vérifier, c’est que Tom Cruise n’a pas vieilli, qu’aucune ride n’est venue strier son visage rond,qu’aucun poids n’est venu grever son jeu aérien, inquiéter sa glisse permanente. Il faut, c’est certain, une part de dévotion pour apprécier Night and Day. Il faut, telle Cameron Diaz ne cessant de tomber, droguée, dans les bras de son bel espion – ce qu’elle réussit toujours aussi bien, du reste, neuf ans après Vanilla Sky – accepter de suivre Saint Cruise où bon lui semble de nous mener. Car après tout, qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse.

Un film de James Mangold // Avec Tom Cruise, Cameron Diaz… Distribution : 20thCentury Fox // États-Unis, 2010, 1h40 // Sortie le 28 juillet

Toutes les séances du film

Culture

[Musique] Push Up

Le 20/07/2010

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BIGBAND


Cocktail explosif de soul, de funk et de rock, le premier album de Push Up, The Grand Day of Quincy Brown, fait rimer ambiances urbaines et références cinéphiles. En juillet, les huit membres du groupe investissent le MK2 Quai de Seine pour une carte blanche autour des films de la blaxploitation… Rencontre avec trois d’entre eux : le flûtiste Jî Drû, la chanteuse Sandra Nkaké et le vocaliste Karl the Voice.
_Propos recueillis par Juliette Reitzer


Comment le groupe Push Up est-il né ?
Jî Drû : On se connaît tous depuis longtemps, chacun travaille sur les projets des autres… L’impulsion de faire de la musique ensemble a toujours été là. Push Up nous a permis de concrétiser toutes ces petites histoires d’amitié. On a commencé par travailler en studio puis, très vite, on a eu envie de l’énergie de la scène.

Qui est Quincy Brown, le héros de votre premier album ?
Sandra Nkaké : C’est un voisin, on habite le même quartier. Il cristallise bien les problématiques quotidiennes des gens de notre âge, entre 30 et 40 ans. On raconte une journée de Quincy, un moment clé de sa vie où il se pose plein de questions : comment élever ses enfants, le choix de son travail, de ses amis… C’est un peu l’histoire de chacun des membres du groupe.
Jî Drû : C’est quelqu’un de simple, qui évolue en vase clos, dans son quartier, et qui croise un certain nombre de personnages hauts en couleur. Un type de ceux qu’on croise dans la rue, en bas d’un immeuble, qui connaissent tout le monde et peuvent vous aiguiller sur les bons et les mauvais plans du quartier…

La dimension narrative est au coeur de l’album…
Sandra Nkaké : On s’est tous intéressés à cet aspect narratif dans nos carrières solo. Ce qui nous plaît dans le cheminement artistique, c’est vraiment de raconter quelque chose. Jî Drû : Plutôt que de coller des chansons les unes à côté des autres, on a choisi de bâtir un ensemble cohérent qui raconterait une histoire, en plusieurs parties, avec un début et une fin. Dans la construction même du disque et du spectacle, on est très proches du cinéma dans le sens où on a repris certains dispositifs qui lui sont propres : un narrateur, une voix off, des sons de rue… L’album pourrait être la B.O. d’un film, particulièrement d’un film musical puisque l’on opère des échappées vers le rock, le hip-hop...

Comment exprimez-vous cet univers en concert ?
Jî Drû : Sur scène, on essaie d’incarner les personnages de manière expressive, mais on n’est pas du tout dans quelque chose qui ressemblerait à une comédie musicale. Notre côté cinématographique tire davantage vers le film noir ou le cinéma social, ancré dans la réalité. Sandra Nkaké : Il y a des moments où l’on incarne chacun Quincy Brown, d’autres où l’on pose un regard sur lui. Comme au début d’un film, le début du spectacle nous permet d’installer l’ambiance, le décor, la situation. Il n’y a pas d’artifice scénographique. La scène, c’est notre vie : on le fait très sérieusement, mais sans se prendre au sérieux. Votre musique est très métissée et mêle tous types de couleurs, de sonorités…

Quelles sont les influences de chacun d’entre vous?
Jî Drû :
The Specials, John Coltrane, Nina Simone...
Sandra Nkaké : Parliament, Funkadelic, Bob Dylan...
Karl The Voice : Sex Pistols, Béla Bartók…

Le MK2 Quai de Seine vous offre une carte blanche. Vous avez choisi de programmer un cycle consacré à la blaxploitation. Qu’est-ce que votre musique a en commun avec l’univers de ces films ?
Karl The Voice : Sandra et moi avons travaillé sur un spectacle avec le pape de la blaxploitation, Melvin van Peebles. On mélangeait des éléments de son cinéma, de son film Sweet Sweetback’s Baadasssss Song, avec des atmosphères plus parisiennes, comme par exemple la chanson Nini peau d’chien d’Aristide Bruant… Notre univers est le plus diversifié et ouvert possible.
Jî Drû : Ces films sont très ancrés dans le paysage urbain et c’est vraiment le cas de The Grand Day of Quincy Brown. Notre message est proche de celui de la blaxploitation : un message d’espoir, de paix et de foi dans le collectif. Le cycle ira de Shaft, les nuits rouges de Harlem de Gordon Parks à Do the Right Thing de Spike Lee… Il y aura six films au total, et les projections du lundi soir se termineront par un petit concert et éventuellement un débat sur le film. On est tous passionnés de cinéma… La différence, c’est que moi j’aime les bons films, eux les mauvais !


Carte blanche au MK2 Quai de Seine les lundis 19 et 26 juillet en soirée et les 17, 18, 23 et 24 juillet en matinée. Toute la programmation sur www.mk2.com

Cinéma

[Cinéma] Les sorties de la semaine

Le 20/07/2010

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YO TAMBIÉN d’Álvaro Pastor et Antonio Naharro

Daniel, 34 ans, est diplômé et trisomique. Dans son nouveau travail, il rencontre Lola, indépendante et séduisante. Leur amitié chavire leur entourage et bouleverse leurs repères. Une fable réjouissante et jamais convenue sur la différence.



LA BLONDE AUX SEINS NUS de Manuel Pradal
Vivant sur une péniche, deux frères sont rejoints par une ravissante gardienne de musée : elle a suivi le plus jeune, qui a volé un tableau de Manet. Amour et jalousie s’en mêlent. Si la fable prend un peu l’eau, Paris vu de la Seine est bien joli.



NORTEADO de Rigoberto Perezcano
Dans un style quasi documentaire, Rigoberto Perezcano offre avec Norteado une belle réflexion sur le temps qui passe. On y suit les aventures d’Andres, un homme qui cherche à traverser la frontière vers les États-Unis et se retrouve bloqué à Tijuana.

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